• Manon Douard

Mariage de printemps à Sedan pour ouvrir enfin la saison 2020 !

Bonjour, toi !


De retour sur ce blog après une (trop) longue absence !


Et pour fêter ça – et parce que j’ai envie, aussi – petite rétrospective aujourd’hui de mon premier mariage de la saison 2020.


Ce mariage s’est fait dans des circonstances un peu particulières, confinement oblige. Il fait donc partie de mes « mariages tétris » de 2020 : des noces qui ont bougé à cause du contexte actuel, et qui donc ne se sont pas nécessairement célébrées à la date initialement prévue par les mariés. Résultat : j’ai eu Lisa pour la première fois au téléphone une petite semaine avant le mariage, et nous avons tout planifié ensemble pour que je vienne couvrir ce joli événement. C'est l'occasion pour moi d'instaurer un nouveau record : huit jours entre le premier contact et le mariage !


Je retrouve d’abord les mariés chez eux, pour les préparatifs. Le contraste entre l’ambiance qui règne dans la maison tranche singulièrement avec mes nouveaux repères de confinée : ça s’agite dans tous les sens ; témoins, mariés, enfants, on cherche la robe, le pantalon, la veste de l’un ou de l’autre. Le confinement m’a fait rentrer dans une routine un peu étrange et inhabituelle : je voyais beaucoup moins de monde, je n’échangeais plus que par téléphone, et j’étais cantonnée sauf cas particulier à mon appartement. Rencontrer soudain d’autres gens et me retrouver baignée dans une atmosphère agitée est agréable : la saison commence enfin concrètement (nous sommes début juin, et c’est pas que je m’ennuie, mais ça fait plus de deux mois que je suis parquée chez moi, je n’en pouvais plus !)

Je propose de faire les préparatifs de la mariée dans la chambre des enfants, parce qu’il s’agit, de loin, de la pièce la plus lumineuse de la maison : une grande baie vitrée donne sur le jardin, et les murs ainsi que les meubles de la chambre sont blancs.


Il y a aussi un joli parquet au sol, momentanément recouvert de peluches, pièces de puzzle éparses, figurines abandonnées que je range à la hâte avec quelques amies de la mariée pour dégager le sol pour l’habillage.


(Je sais : au final, sur les photos, on ne voit même pas le sol, donc c’était bien la peine de ranger consciencieusement les 53 pièces de puzzle violettes qui erraient un peu partout, mais que veux-tu, mieux vaut prévenir que guérir.)


J'ai l'occasion, lors des préparatifs, de faire des clichés des enfants en train de s'habiller que j'aime énormément. Tu vas me dire : quel intérêt d'en parler, si tu ne les montres pas ? Eh bien, je suis fière de moi, donc ça me fait plaisir de te le dire, même si ça ne t'es d'aucune utilité. Sois comblé !

Après la préparation, on file à la mairie de Sedan pour la cérémonie. Si le coronavirus nous contraint à ne pas utiliser de chaises dans la salle où a lieu le mariage, les invités ont tout de même le droit de ne pas porter les masques : c’est déjà ça. Sans les chaises qui meublent d’ordinaire l’espace et étant donné le nombre réduit d’invités, la pièce déjà haute de plafond a l’air immense : on se croirait dans un château !

Cet élégant monsieur que j'ai aimé immédiatement et que j'ai beaucoup photographié ce jour-là n'a aucun lien de parenté avec les mariés. Ils étaient voisins, et de services rendus en invitations à dîner, il est devenu leur grand-père de substitution. Il a passé une grande partie du vin d'honneur à suivre la mariée dont il tenait la traîne pour ne pas la salir, en grand-père attentionné !


La façade extérieure de la mairie est elle aussi imposante, et me permet de jolies photos lors de la sortie des mariés, entre les grandes colonnades et les drapeaux.

Les teintes de cette photo tirent légèrement sur le rosé, parce que je voulais faire ressortir la tenue du mariés ainsi que les robes roses et pastel des invitées.


C’est en m’asseyant dans la voiture pour quitter Sedan et rejoindre le domaine où a lieu le vin d’honneur que je réalise que j’ai laissé mon sac d’appareil photo caché derrière une plante dans la mairie – on ne se refait pas, je ne pouvais pas commencer la saison sans perdre ou oublier quelque chose quelque part. Me voilà contrainte de supplier qu’on veuille bien me laisser re-rentrer dans le bâtiment qui, entre temps, a évidemment été refermé. Le vigile doit revenir m’ouvrir, sous les regards amusés de ses collègues qui s’amusent gentiment de cette énième facétie dont j’ai le secret. « Mais il est grand votre sac pourtant, comment vous avez pu l’oublier ? » Oh, eh bien, disons que j’ai un don pour semer mes biens personnels un peu partout, et la taille n’est vraiment pas un critère.

Me voilà arrivée au Domaine Château du Faucon, dans les Ardennes. Je remonte en voiture une longue allée flanquée de grands arbres pour arriver sur les lieux de la réception.

Il s’avère que le bâtiment dans lequel les tables ont été dressées donne sur une terrasse qui longe une carrière d’équitation.

Mona, la mariée, aime beaucoup monter à cheval, et a donc eu l’idée de prévoir pour ses invités une activité atypique : des chevaux tenus en longe sont à disposition et chacun peut, s’il le souhaite, monter à cheval dans la carrière.

Je me revois au téléphone avec Mona, la première fois qu'elle mentionne ce détail du mariage : "J'avais pensé à une activité originale, du coup il y aura des chevaux !" Je me rappelle m'être dit plusieurs choses : 1) prendre en photo des invités à cheval, c'est quand même génial, je veux absolument le faire ! 2) moi à mon mariage, les activités c'était photobooth et mölkky, y'a quand même des gens plus créatifs que moi quand il s'agit de trouver des trucs originaux à faire en mariage. 3) je vais me remarier dans dix ans juste pour avoir des poneys à mon mariage, y'a pas de raison.


J'avoue tout de même que sur le moment, j'ai connu quelques sueurs froides, que ça soit au niveau du cadrage ou de la composition. Déjà, c'est massif, un cheval, ce qui n'est pas un souci en soi sauf que comme je ne travaille qu'avec des focales fixes (des objectifs sans zoom, donc), il me fallait reculer vraiment beaucoup pour réussir à avoir le cheval entier dans mon cadre ! Et puis, un cheval, ce n'est pas un fauteuil sur lequel on s'assoit et qu'on peut déplacer à sa guise, c'est un animal plus gros que toi qui, donc, se met un peu où il veut, et c'est clairement toi qui t'adaptes. C'était en tout cas une expérience très amusante, et j'aime beaucoup le rendu des photos !

Les garçons, eux, donnent la préférence au mini-golf, qui me permet de faire une série de clichés "entre garçons". J'essaye toujours de privilégier les photos "de groupe" pendant des activités diverses : je trouve le rendu moins posé et plus dynamique que les photos de groupes classiques. J'ai souvent l'occasion de faire ce genre de clichés avec les filles (ne serait-ce que lors de l'incontournable lancer de bouquet), mais il est plus rare que je puisse photographier des activités de groupe incluant les garçons (souvenons-nous avec émotion du merveilleux lancer de ballon de basket du mariage de Ludovic et Sarah, qui m'a donné ma photo de groupe préférée de tous les temps).

Durant le vin d'honneur, je ressors comme souvent ma focale à portraits : les gens discutent entre eux, sont détendus, et ne prennent souvent pas garde à moi, même quand je m'approche beaucoup, ce qui me permet de faire des portraits assez rapprochés sans pour autant que les invités se crispent en s'apercevant de ma présence. C'est sur ces clichés que s'achève ma prestation sur ce joli mariage !

Rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel article sur les événements de la saison 2020 qui a (enfin) commencé (mieux vaut tard que jamais) !


Si tu veux voir quelques uns de mes reportages photos, c'est par ici ! Tu peux également retrouver une sélection de photos de ce mariage ici.


Pour me contacter et me parler de ton projet de mariage, c'est par là !


A bientôt,


Manon

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