• Manon Douard

7 août 2019 - Le mariage d'Adélie et Aymeric

Mis à jour : avr. 11

Adélie et Aymeric sont mon premier mariage îlien, puisqu’ils se marient sur la petite île de Batz, en Bretagne. Clémence de la météo, malgré un vendredi soir de quasi-tempête, où le vent et la pluie m’avaient frigorifiée, le samedi matin laisse place à un grand soleil et une chaleur bienvenue qui nous accompagnent finalement durant tout le weekend.

On ne croirait pas, à voir cette photo, qu'il soufflait un vent terrible et qu'il faisait une dizaine de degrés douze heures auparavant. Bienvenue en Bretagne.


La salle de bal choisie par les mariés donne sur un terrain herbeux qui se déroule jusqu’à la mer. Au loin sur l’horizon, l’éclat du soleil fait scintiller la surface de l’eau sur laquelle se détache la forme noire des bateaux et le phare du port de Roscoff. Je songe qu’un tel décor est une chance. J’ai parfois eu à gérer, durant certains événements, la question épineuse de l’arrière-plan affreux : travaux, immeubles en béton... C’est un plaisir très confortable que de ne pas avoir à se soucier de cette problématique.


La particularité de ce mariage vient de l’impression très anachronique que j’en retire. Cela vient tout d’abord du lieu : peu d'éléments permettent de donner une époque à ce qui nous entourent. L’aspect de l’île est contraint et façonné par le fait tout simple d’être entouré d’eau : peu de voitures, des maisons blanches sans-âge qui entourent la petite église du village, et des chemins de terre qui serpentent entre les herbes hautes. Au loin, on aperçoit le port de Roscoff.

Difficile de donner une époque à ce paysage.


Les tenues choisies par les mariés renforcent cette impression. 


Adélie a porte un ensemble en crêpe lourd très simple et un joli canotier. Elle a l’air de sortir d'une peinture de Renoir. Aymeric arbore un joli costume d’un magnifique bleu roi, plus moderne. I


La petite église de l'île de Batz accueille la cérémonie religieuse : des bancs en bois, des murs peints en bleu et une voûte qui abrite une jolie charpente en bois. Une église de bord de mer comme il en pullule, en Bretagne.

Sur le chemin du retour de l’église, qu’ils ont décidé de faire à pied, marchant en tête du cortège, Aymeric décrète que ses chaussures le gênent et les tient à la main.

J’ai soudain la drôle d’impression de m’être égarée dans un livre d’images. Ce joli cortège d’invités serpente entre les hautes herbes, sur des sentiers en terre dont ils soulèvent la poussière sous leurs pas. Les chaussures des uns et des autres ont certainement souffert, en particuliers les talons aiguilles qui ne sont pas faits pour subir un tel traitement, mais l’effet en vaut largement la peine.  


Côté animation, j’expérimente pour la première fois les photos avec des fumigènes, que les mariés ont décidé d’utiliser pour leur retour sur les lieux du vin d’honneur. C’est l’immersion soudaine de la modernité dans ces photos qui jusque-là semblaient presque intemporelles.

Exercice difficile que celui de la prise de vue quand les fumigènes sont agités : tout se passe en quelques secondes. Très vite, la fumée se dissipe, et je n’ai même pas le temps de changer de placement pour prendre les photos. Heureusement, je suis satisfaite du résultat. 

Les photos de groupe sont sources pour moi de beaucoup d'amusement. Le marié étant pompier, une partie de la brigade est présente au mariage. Des garçons qui présentent donc la particularité d'être taillés comme des piliers de rugby et d'avoir la force qui va avec, comme le constate Adélie qu'ils lancent en l'air avec une facilité déconcertante, à une hauteur que visiblement ni elle ni moi n'avions anticipé. Sur la photo qui en résulte, Aymeric a l'air parfaitement confiant et détendu ; Adélie, un peu moins.


Le soleil, qui m’a gratifié de la fameuse lumière-crue-de-14h se fait pardonner en fin de journée, nous offrant une magnifique lumière lors de la séance couple des mariés que nous décidons de faire au moment du coucher du soleil, au bord de l’eau.


Le dernier moment atypique que j’ai l’occasion de prendre en photo est celui qui clôture la journée : les mariés décident de profiter du début de nuit pour faire leur ouverture de bal en extérieur. Les bougies qui trônent sur les tables sont réutilisées pour former un grand cercle autour duquel se placent les invités, à qui ont été distribués des feux de Bengale. Pendant que les mariés commencent à valser, ce sont des dizaines de petits feux d’artifice qui les entourent. On penserait, à voir leurs sourires sereins, qu’il faisait chaud ce soir-là, pour un mois d’octobre. 

Pas du tout.

Il faisait vraiment super froid. 

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